Paul Ariès et les végans.

De quoi a peur Paul Ariès ?

J’accuse
J’accuse les anti-végans de mentir sciemment. D’inventer et d’alimenter les délires conspirationnistes les plus abracadabrantesques pour assoir leur domination obscène sur les autres animaux. D’êtres les alliés utiles de l’agriculture productiviste, de l’élevage intensif, des multinationales du crime, des réseaux mafieux du lobby de la viande, du lobby pharmaceutique, de la chasse, de la pêche enfin, qui aura bientôt vidé les océans de toute vie.
De défendre leurs petits intérêts, leur petites préférences, leurs petits copains, au détriment de l’urgence vitale et planétaire et au frais des pires sévices jamais engendrés et perpétrés par l’humanité.
De faire une généralité de propos isolés dont l’immense majorité des végans non seulement se défend mais n’a même jamais entendu parlé.
De communautariser les gens et les idées et de séparer les luttes quand le néo-libéralisme galopant aura bientôt tout détruit.

Le « projet »
Le domaine des droits n’est pas un gâteau qui se partage. N’ayez pas peur d’en avoir une part plus petite. Ne vous inquiétez pas monsieur : il ne va rien vous arrivez.
Pas plus que l’ouverture du mariage aux personnes de même sexe n’a enlevé quoi que ce soit aux droits des hétérosexuels.
Il ne m’a pas semblé non plus que le statut des femmes ait déchu les hommes de leur statut d’homme. Mais votre droit à faire du corps de l’autre votre territoire et votre terrain de jeu, oui c’est vrai ce droit-là nous voulons vous l’ôter.

Il se pourrait un jour que les lentilles remplacent le bifteck dans votre assiette. Quel abominable projet que voilà.
Il se pourrait que vous soyez privé du foie hypertrophié d’un oiseau torturé. Il se pourrait que des trésors d’inventions culinaires et gastronomiques remplacent vos traditions barbares et rétrogrades (je ne vous cache pas que c’est déjà en cours).

Il se pourrait qu’assez bientôt, l’art 521-1 du code pénal qui définit les corridas et les combats de coqs comme « sévices et actes de cruauté » passibles de 2 ans de prison et 30 000€ d’amende sur presque tout le territoire, soit appliqué sur tout le territoire.
Il se pourrait que sortir armé et tirer à balles réelles sur des animaux terrorisés pour s’amuser ne soit plus autorisé. Et s’il m’est permis d’espérer, que ces crimes soient jugés afin que justice soit rendue aux enfants, vététistes, joggeurs, chiens, chats, vaches, ânes, juments, animaux d’élevage à peine lâchés, et tous les autres animaux qu’il vous est insupportable de voir vivre libres sans les traquer et pourchasser, chez eux.

Parce qu’il se pourrait que la société évolue comme elle l’a toujours fait : vers plus d’égalité, de liberté et de fraternité.
Voilà le projet « des végans ». Et il n’est pas franchement original ni extrême.
Et peut-être qu’il se pourrait qu’un jour nous côtoyions pacifiquement les animaux dans une relation qui reposerait sur l’entraide et la protection des plus faibles et non plus sur l’exploitation et la domination.
Il est étrange d’ailleurs qu’il vous soit impossible d’imaginer une telle « collaboration » avec les animaux, ce « travail » si cher à Jocelyne Porcher – à qui ça ne pose pas de problème d’appeler « travail » et « collaboration » l’activité qui signe avant même sa naissance, l’arrêt de mort programmée du « collaborateur ».
Pas de travail sans exploitation, pas de collaboration sans crime : triste projet que celui-là, qui malheureusement n’est pas un projet mais un état de fait ; le statu quo que vous voulez entériner.
Ce n’est pas de cet avenir que nous voulons pour nos enfants, celui qui ré-affirme à chaque phrase que la force fait le droit.

Vers une loi du plus faible
Cet idéal incluant n’exclut personne, et n’ôte de droits à personne. C’est un idéal de justice. A ceci de particulier que nous qui portons ce combat, ne sommes pas les victimes. Et que les victimes ne sont pas là pour en discuter avec nous. et ne le seront jamais. Les victimes ne savent pas que nous parlons d’elles et que nous nous battons pour elles. et ne le sauront jamais.
C’est ce qui fait notre immobilisme et c’est ce qui fait que des propos comme les vôtres puissent se tenir en toute impunité.

Nous leur nions le langage et avons inventé l’anthropomorphisme pour nier leur individualité et notre animalité. Pourtant, lorsque lorsqu’une caméra réussi à s’immiscer derrières les murs des élevages et des abattoirs, des laboratoires et des fermes à fourrures, nul ne peut plus aujourd’hui l’ignorer : les animaux hurlent de douleur, se débattent et ne cherchent qu’à fuir. Et nous le savons si bien que nous refusons de regarder ces images. C’est le signe de notre lâcheté mais c’est aussi le signe que nous avons pas perdu notre sensibilité.
Il y a fort à parier que vos désirs de toute-puissance ne feront jamais taire nos désirs de justice.


Les animalistes
Je remercie toutes celles et tous ceux qui de près ou de loin, ré-affirment notre humanité en clamant haut et fort, fièrement ou timidement, chaque seconde ou seulement de temps en temps, que non, ce massacre n’est pas acceptable ; que non, les animaux ne sont pas des choses ni des biens à notre disposition. que ce n’est pas mon steak ni mon gigot ni mon jambon ni mon sac à main ni ma capuche fourrée, mais leur chair, leur sang et leurs cris de détresse auxquels nos politiques, non seulement restent sourds, mais financent et encouragent chaque jour leur perpétuation à coups de milliards d’€ d’argent sale et de rengaines interminables à l’odeur nauséabonde de traditions et de « ça c’est toujours fait ».

Merci de ré-inventer ce monde perdu, ce monde oublié que nous avons tous touché du doigt. Il a longtemps. Quand apercevoir un animal ou toucher son pelage suffisait à illuminer notre visage pour le reste de la journée. Quand nous nous endormions avec eux dans nos histoires ou qu’ils étaient nos plus proches amis et confidents. Quand nous savions encore qu’ils étaient nos semblables.

hgf

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