Écologie & animaux

« Les animaux ne sont pas seulement d’autres espèces. Ils sont d’autres nations. »
Ph. Wollen, Melbourne, 2012.
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Ce qui caractérise les mouvements écologistes, c’est un discours sur l’éthique et des préoccupations qui vont au-delà des interactions inter-humaines. Avec notamment 2 mots d’ordre, comme un appel à l’altruisme :

*la biodiversité
*le respect du vivant

1 –
La biodiversité en question

  • en mer : du fait de la surpêche, la quasi-totalité des espèces de poissons et de mammifères marins sont en voie de disparition.
  • sur terre : le nombre d’espèce « chassables » en France (car classées « nuisibles » – par les chasseurs eux-mêmes…), de méthodes de chasse – toutes plus barbares les unes que les autres – ainsi que la durée de la période de chasse, est infiniment supérieur à celui des autres pays.
  • la pollution : l’élevage est un des premiers facteurs de gaz à effets de serre, de déforestation, d’accaparement des terres et des ressources en eau et protéines végétales, de pollution des sols, des eaux et des nappes phréatiques.

Pourquoi ces paramètres – cruciaux- n’ont-ils jamais été abordés par les mouvements dits écologistes ?

Pourquoi se soucie-t-on de biodiversité ? en quoi se soucier du fait que subsistent un grand nombre d’espèces différentes constitue une préoccupation de première importance ?

Nous nous soucions de biodiversité parce que nous avons compris que notre survie en dépendait. C’est donc une préoccupation centrée sur l’humain.
Les animaux, à l’exception des humains, sont systématiquement considérés en tant qu’ espèces et jamais en tant qu’individus.

Il aurait pourtant suffit de s’être attardé quelques instants près d’eux pour s’être rendu compte qu’ils étaient capables d’émotions ; ces émotions même que nous connaissons parce que nous aussi, sommes capables de les ressentir.

Mais sommes-nous capables de les identifier chez les autres animaux ?

Nous avons compris que nous faisions partie d’un tout ; d’un tout vivant, mais aussi et avant tout, d’un tout sentient (capable de ressentis).

  • En quoi être considéré comme un individu – digne de respect – peut légitimement se limiter au critère de l’humanité (de l’appartenance à l’espèce humaine) ?
2  –  Le « respect du vivant » en question.

Le chaînon manquant.

Quand on est écologiste, on respecte les arbres et les plantes, qui c’est vrai sont vivants. On respecte également les humains puisque l’on se soucie jusqu’aux générations futures.

N’y aurait-il pas comme un trou ? Une marche manquante dans cet escalier du respect du vivant ?

Est-ce qu’un animal non-humain est moins vivant qu’une plante ? Certes non. Il l’est tout autant. Mais à vrai dire, il aurait même un petit truc en plus, le même petit truc en plus qu’a un humain par rapport à une plante, ce même petit truc en plus qui fait que si on mettait sur un pied d’égalité un humain avec une salade, pour ce qui est de le faire passer de vie à trépas, on serait choqués.

A la rigueur, si on est un ours des Pyrénées, importé de Slovénie, on a droit à un peu d’attention.

Mais si on est un chevreuil, un sanglier d’élevage élevé par les soins de nos amis chasseurs afin de pouvoir nous mettre une balle dans la tête le dimanche,

si on est un poulet, un cochon, un veau, une vache, un agneau, un chevreau etc … , n’importe quel animal en attente dans les couloirs de la mort des abattoirs, en attente d’être égorgé avec ou sans étourdissement selon les cadences imposées par l’entreprise ou les superstitions religieuses,

si on est un poisson agonisant des heures durant dans un filet de pêche ou éviscéré vivant sur le pont d’un bateau,

si on est un canard du Gers à qui on inflige le supplice du gavage plusieurs fois par jour, au moyen d’un tube métallique de 25 cm de long,

si on est un renard, traqué à mort par les chasseurs puis dévoré vivant par leur meute,

si on est une souris de laboratoire,

si on est un singe de laboratoire,

si on est un tigre de cirque,

si on est un vison de ferme à fourrure,

si on est un taureau de corrida,

qu’en est-il du respect du vivant ?

Cette production animale effrénée n’est en rien nécessaire à la santé humaine, de même que les tests sur les animaux, les manteaux de fourrure, la chasse-loisir, les jeux utilisant les animaux, etc…

Toute politique qui ne tient de leur calvaire aucun compte est une politique criminelle.